Canon Français : La France doit-elle s’excuser d’être la France ?
Comme d’autres personnes la semaine dernière, je suis tombé sur un article de presse revenant sur la dernière communication du recteur de la mosquée de Paris, faite la semaine dernière.
Une prise de parole de M. Hafiz, au sujet du désormais célèbre banquet “Canon Français”, un évènement public payant ou des milliers de Français se réunissent pour festoyer à table au cours d’un repas où gastronomie et musique populaire (Sardou, Johnny etc.) sont à l’honneur, et qu’il préfère dépeindre comme un évènement séparatiste synonyme d’exclusion de compatriotes français, sous prétexte que l’on y mange du cochon (selon l’envie de chacun, faut-il le rappeler ?). Rien que ça !
Mais de qui se moque l’un des plus hauts dignitaires musulmans de France ?
Aurait-il déjà oublié que la France, contrairement à de nombreux pays dans le monde, garantit la liberté de culte et la sécurité d’exercer son culte, quelle que soit votre obédience ? Et qu’à ce titre, la France a contribué ces dernières années à l’établissement de nombreuses mosquées sur son territoire, pour ses fidèles musulmans.
Chose d’autant plus remarquable, qui souligne la tolérance et la générosité de notre pays, quand dans le même temps, on prend connaissance des persécutions dont font l’objet des chrétiens en dehors du monde occidental, dont le sort passe très souvent sous silence dans les médias mainstream hexagonaux, ou des juifs chassés ici comme ailleurs.
Cela étant dit, j’ai dans un premier temps été agréablement surpris à l’idée de croire que le 1ᵉʳ “imam de France” semblait s’être mis à l’heure de l’inclusivité, notion chère aux adeptes de la “bien-pensance” d’aujourd’hui, pour ne pas me dire au final : c’est beau ! Mais malheureusement ma joie fut de courte durée.
Honnêtement sa crainte quant à l’exclusion de compatriotes français, aurait davantage gagnée en crédibilité, s’il s’était donné la peine d’une telle prise de parole, en d’autres circonstances.
J’ai beau chercher dans ma mémoire, je n’ai aucun souvenir d’une parole forte venant de lui pour nos compatriotes juifs contraints de quitter la France sous la pression de l’antisémitisme post 07 octobre 2023.
Pas plus à l’égard des personnes homosexuelles, dont les agressions ont augmenté ces dernières années de façon significative, et notamment dans toutes les grandes villes françaises de plus de 200.000 habitants (source : chiffres 2025 du ministère de l’Intérieur).
Pas un mot pour le journaliste français Christophe Gleizes, otage du régime de M. Tebboune, dont M. Hafiz se dit être un ami du président algérien. Alors naturellement après cela, je trouve difficile de prendre le recteur de la mosquée de Paris, le plus inclusif de son histoire, au sérieux quant à sa soi-disant préoccupation “d’exclusion de compatriotes français”.
Depuis tout ce temps, je trouve dommage qu’il n’ait pensé à tous ces français qui subissent des actes bien plus graves, que la non-participation à une tablée festive où l’on y sert (entre autres denrées) du cochon à la broche. De regrettables “oublis” de sa part ? Un téléphone probablement resté trop longtemps en mode avion ? La faute à pas de chance ?
Et pourtant, quand il s’agit de prendre la parole pour s’inviter dans le champ politique (en donnant des consignes de vote notamment), M. Hafiz est beaucoup plus volubile, comme aucun autre dignitaire religieux. Vous imaginez un cardinal catholique (ou un grand rabbin) bravant la laïcité française pour s’immiscer en politique à l’approche d’élections ?
Dès lors dans mon esprit libre et rompu à refuser le chantage de tous les censeurs de la pensée, surtout ceux se réclamant du “progressisme” et abusant des anathèmes linguistiques finissant par “phobe”, (sitôt que toute tentative de débats souligne la faillite de leur “argumentation”), je ne puis m’empêcher de penser à la question suivante : Quel est le véritable message de M. Hafiz quand il pointe ainsi du doigt le Canon Français ?
Comme d’ailleurs tous les partis clientélistes, courant après les voix de l’électorat musulman de France, et dont la plus grande réussite dans ce pays, est d’être parvenu à inoculer à de jeunes français la détestation de ce pays, ou à minima rendre suspect tout attachement à ses racines historiques, toutes marques d’amour pour son terroir, son héritage religieux chrétien, et même son patrimoine gastronomique !
Est-ce que pour le recteur de la mosquée de Paris, partager avec des amis un soir d’été, un bon vin et une bonne planche de charcuterie, ferait de moi un “islamophobe” ?
Est-ce que les français devront renoncer à l’avenir au cochon, sacrifié sur l’autel du “vivre ensemble”, pour correspondre à la vision de la “nouvelle France inclusive” et que M. Hafiz appelle de ses vœux implicitement ?
Combien “d’accommodements raisonnables” pour ne pas employer le mot renoncement bien plus proche de la réalité, et pour échapper au chantage de “l’islamophobie” que M. Hafiz pratique lui-même dans les tribunaux français ?
Je laisse le soin à chacun de répondre à ces questions qui ne seront jamais posées par la presse ou les médias autoproclamés du “camp du bien”.
Des questions dont je suppose les réponses, tant il suffit de faire preuve de mémoire, pour constater que la technique bien huilée et répétée du grignotage de la laïcité française nous a conduit dans la situation actuelle, et continue d’être à l’œuvre selon toutes vraisemblances.
Bientôt plus de cochonnaille dans les rayons de nos magasins ?
Le français de branche que je suis (né d’un père immigré) en a assez ! J’aime la France, je ne vais pas m’excuser de l’aimer ainsi que TOUT ce qui la constitue depuis des siècles, et ma tolérance ne sera jamais synonyme de renoncement à cet amour pour ménager les “égos fragiles” de personnes qui ne partagent pas cet amour de la France.
Ne comptez pas sur moi pour tomber dans le piège habituel et déjà vu par beaucoup !
Y compris dans, et aux dépens, de pays musulmans ayant déjà payé un lourd tribut à l’islamisme.
Le piège des islamistes consistant toujours à faire la même chose : exiger des modérés et des non-musulmans, une “tolérance”, qu’ils refusent à ces derniers, une fois qu’ils sont majoritaires et accèdent au pouvoir.
Cyril Jésus (membre de la Tribu sur Facebook)